En coulisses : Juste avant Cadavres Exquis

"Gentlemen prefer... " de Gil Evlgren

Vous qui suivez déjà ce blog tout neuf ou qui le découvrez à peine, vous avez dû poser vos yeux sur les brouillons de mon projet « Cadavres Exquis ». N’est-ce pas ?

Ce week-end, et nous le referons souvent, je vous emmène dans les coulisses, juste derrière le rideau de ce que j’écris.
L’occasion de vous présenter les personnages, les décors, ou mes sources d’inspiration. 

J’écris depuis des années, comme je l’indique dans ma rapide bio. J’ai même suivi des études en ce sens, puisque je me destinais à la réalisation cinématographique et aux joies du scénario.

La vie étant ce qu’elle est, j’ai bifurqué complètement pour suivre une autre voie –alimentaire-, mais l’écrit est resté. Sous forme de jeu.

J’ai ainsi joué sur des jeux de rôles en ligne – MMORPG- où l’on incarne un personnage dans un univers souvent médiéval fantastique, dans une grande aventure. Avec des monstres, des châteaux et de beaux combats, faut avouer.
Puis, dans des jeux moins chronophages, souvent par le biais de forums, et donnant la part belle aux textes plutôt qu’aux clics.   » Fractal « , par exemple, et son ambiance post-apocalyptique m’ont beaucoup marquée.
Ces jeux là avaient la magnifique particularité de faire écrire à plusieurs. C’est ce qui est appelé le « role play ».
Croiser des plumes c’est comme croiser des armes : cela entraîne.

Je sortais de là, de cette longue période de jeux et de rencontres d’écritures, d’expériences et de recherches, quand ma mère m’appelle pour me parler d’un concours.
Grande lectrice de romances, elle avait suivi la marche des ebooks avant moi, et achetait ses livres d’amour directement depuis sa tablette. C’est ainsi qu’elle apprit l’existence d’un concours de nouvelles pour Harlequin.

Harlequin, vous voyez ?
Importante maison d’édition, spécialisée dans la romance anglo-saxonne traduite.
A la recherche de jeunes talents francophones, les Editions Harlequin mandataient une plateforme d’auteurs (WeLoveWords.com) pour trouver des perles rares.

Nous étions en Septembre 2012.
La fin du concours était pour le 30 Novembre, et j’avais justement un personnage à l’essai dans un de mes cahiers : Daphné.

A l’époque, je travaillais à temps partiel dans un bureau.
Alors je me levais plus tôt (5 h du matin…) pour écrire et profitais de la moindre pause dans la journée pour ajouter quelques phrases.

Cette nouvelle d’environ 55 000 signes était mon Everest personnel.
Et je l’ai gravis.
Dans les temps et dans les clous, j’avais mené le projet de bout en bout ! Quelle fierté !

Résultats du concours : Daphné n’a même pas passé l’étape des pré-sélections…
Mince.

Début 2014, soit un an plus tard –parce que vous pouvez toujours essayer de faire taire le besoin de créer, il revient en hurlant et au triple galop-,  j’ai eu envie de reprendre le personnage et son univers sucré salé. 

Envie de raconter la suite. De parler de Mathias, plus longuement d’Eve (que vous rencontrerez au prochain chapitre), et de développer un peu Eric.
Et partie ainsi, j’ai sorti des cartons Gwen et Gilles, existants dans mon imaginaire et dans quelques brouillons depuis une dizaine d’années.

Tout naturellement, ce petit monde s’est mis en place et le premier chapitre a jailli.

Dans la foulée, j’ai repris la nouvelle qui en est le prélude. Corrigé, peaufiné, modifié, fait relire par un ami.
C’est bon, me dis-je. Pourquoi ça n’a pas marché ? C’est encore mieux là. Ça devrait !

Le concours avait permis de découvrir pas mal de jeunes talents, et Harlequin s’est ainsi rallongé d’une petite sœur numérique française : HQN.
Une branche toujours en recherche de nouveaux auteurs et de nouvelles histoires.

Ni une ni deux ! En juin, j’envoie le manuscrit de la nouvelle « Miss Exquise », en précisant, finaude, que je suis en train de travailler sur le roman qui en sera la suite.
Un message automatique me prédit une réponse d’ici huit à douze semaines.
Mais un mail positif ne se fera pas attendre plus de quinze jours !
Non seulement ma nouvelle les intéresse, mais ils veulent aussi lire le roman.
Comme quoi, un peu d’audace donne un bon coup de pouce au destin.

Et c’est ainsi que « Miss Exquise » paraîtra en 2015 dans la collection numérique HQN, avec tout le support de la maison Harlequin.
Et que mon premier roman, au titre provisoire de « Cadavres Exquis », le sera peut être également dans les mois suivants.

Nous avons signé un contrat pour la nouvelle. Et avec ma petite avance sur droits d’auteur, je me suis offert une superbe paire de chaussures. Des N° 21 rouges et en soldes. Rien de tel pour célébrer l’événement !

Toutefois tant que mon manuscrit pour le roman n’est pas terminé, il n’appartient qu’à moi. Et moi, j’ai envie de le partager avec vous.
Comme ça, en l’état brut. C’est comme de lire mes notes.
C’est presque… intime.

Alors je continuerai à vous offrir à lire.
En espérant que cela vous fasse sourire, rêver, rire, et surtout plaisir.
C’est une nouvelle aventure. Entre vous, moi, et mes histoires. 

3 Replies to “En coulisses : Juste avant Cadavres Exquis”

  1. Merci pour cette confiance Julie .

  2. Maintenant, je comprends mieux. Merci à vous et à HQN de vous offrir cette liberté. Je devrais peut-être tenter ma chance avec eux…

  3. @ Pat : Merci à vous, fidèle lectrice ! ♥

    @ Vagant : En ce qui me concerne, HQN est une chance, c’est vrai, mais je ne leur dois pas la liberté de disposer de mes écrits.
    Les temps ont changés. Nous, auteurs, ne sommes plus les serfs des maisons d’édition. Editeurs et auteurs travaillent ensemble, en bonne intelligence. Nous pouvons même nous offrir le luxe de nous passer d’eux si nous le souhaitons…
    Cela étant dit, HQN pourrait en effet être intéressée par votre style. Ils ont toute une branche de romans et nouvelles érotiques plus ou moins libertins.
    Tentez, donc. Osez. Vous n’avez rien à perdre.
    😉

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