Azur

un roman des éditions Harlequin. Absolument pas de moi.

J’ai eu l’occasion récemment de travailler en tant que « Plume à Gages » sur un projet super amusant : écrire un passage de deux histoires différentes, pour promouvoir la romance.

Génial ! Je suis tellement POUR promouvoir les livres d’amour, que j’étais super emballée.
Normal, me direz vous, pour quelqu’un qui a signé un contrat avec Harlequin HQN… ♥

Le multi-talentueux Matthias Claeys et moi même avons été contactés par la société de production de contenus écrits YouLoveWords,  pour répondre à une requête d’agence de communication.
Cette agence préparait une application facebook pour un appel d’offre de la Maison d’édition Harlequin. Tiens tiens, comme on se retrouve !

Je vous épargne les détails du « brief », mais l’idée était excellente. Il s’agissait de créer de mini tranches d’histoires, en suivant les lignes des différentes collections Harlequin. L’utilisateur.trice de l’application facebook sélectionnait un texte, et devenait le héros de l’histoire. A partager ensuite avec ses amis sur les réseaux sociaux pour donner un caractère viral au délire.

Nous nous sommes répartis deux textes chacun.

J’ai ainsi eu la Collection Blanche :  » Tournez les pages de votre collection Blanche, et découvrez des médecins passionnants… et surtout passionnés ! Car, entre les murs blancs de l’hôpital, peuvent se nouer les plus brûlantes histoires d’amour. « 

Et la Collection Azur :  » La force d’une rencontre, l’intensité de la passion. Séducteurs indomptables, ténébreux milliardaires… les irrésistibles héros de la collection Azur se laisseront-ils prendre au charme envoûtant de la passion ? « 

Deux feuillets (3000 signes) par texte, more or less, et une imagination à cent à l’heure.
J’ai juste a-do-ré l’exercice !

L’agence n’a pas remporté l’appel d’offre (ils ont préféré une pub vidéo à l’idée de l’application), et c’est bien dommage car cela m’aurait amusée d’avoir à en écrire davantage.
Mais dans ma vie rien ne se perd, tout se transforme.
Ainsi, cette collection Azur me donne des envies d’ailleurs.
Un ténébreux footballeur métis, le charme du Brésil et une passion électrique. Haaaaan !  

Je vous livre des extraits de mon texte pour vous faire goûter.
Un jour prochain j’écrirai la petite romance qui va avec.

Faux amoureux, vraie passion

Résumé : Vous avez accepté un contrat facile et insensé : vous faire passer pour la nouvelle conquête d’une star du ballon rond pour le week end. Atterrissage au Brésil, où le bel ombrageux en question ne l’entend pas de cette oreille…

L’air moite du Brésil l’étreint comme un baiser brûlant à sa descente de l’avion. Les vêtements lui collent soudainement à la peau, ses cheveux volent en tous sens, et le monde semble lui sourire.
Un accueil bienveillant de l’Amérique latine, après plus de onze longues heures de vol.
En tenant la rambarde en fer pour descendre du jet privé, Nina n’a pas la moindre envie de se plaindre de la durée du voyage.(…)

Au pied de l’avion, une imposante berline noire.
« Mademoiselle Barcelo », dit le chauffeur dans un français hésitant pour la saluer.
Il s’incline à peine et lui offre un sourire timide, avant d’ouvrir la portière passager dans une invitation.
Nina s’y glisse aussi gracieusement que ses émotions le permettent. Son cœur bat tellement fort qu’elle a l’impression qu’il va s’enfuir. Tel un oiseau affolé que l’on tiendrait au creux des mains…
C’est un peu elle, le petit moineau, se dit-elle en s’enfonçant dans le moelleux de la banquette en cuir beige. A entrer de son plein gré dans une cage dorée, le temps de quelques jours.
Un contrat totalement fou, proposé dans un échange de murmures par des clients qu’elle n’avait jamais vu avant. C’était insensé. Et immensément bien payé.
En théorie, très facile : il lui suffira apparaître au bras d’un joueur de football brésilien pour un week-end de gala et de promotion. Une (fausse) petite amie joliment sage fera oublier à la presse people les frasques dont le talentueux Tiago les a habitués.
A 31 ans, et avec son poste de serveuse, elle a justement besoin d’un zeste d’aventure dans sa vie.(…)

Par la fenêtre défilent les rues touristiques de la grande ville de Rio de Janeiro, sous les yeux émerveillés de la jeune femme. La luxueuse voiture file sans bruit dans la circulation, évitant avec soin les favélas et les quartiers populaires.  C’est dans une zone d’habitation huppée qu’ils se rendent. Là où un immense portail s’ouvre seul sur une allée de gravillons blancs. Allée traversant un jardin de pelouses, de fleurs et d’arbres exotiques, menant sur une impressionnante résidence avec tous les atours d’une hacienda coloniale.

Un homme se tient seul sur le perron, chemise entrouverte et manches remontées sur ses avant-bras musclés. Droit et élancé, il porte une expression de fierté fâchée sur son visage glabre. Sa peau prend de belles nuances chaudes sous les rayons du soleil. Le contraste avec son ensemble de lin blanc le rend irrésistiblement séduisant…

Le chauffeur brésilien ouvre la portière côté passager.
Nina regarde le bout de ses pieds pour ne pas affronter tout de suite le regard implacable du maître des lieux.(…)
Quand elle se décide enfin à sortir de la voiture, l’homme n’a pas bougé d’un pouce. Mais son regard sombre accroche celui de la jeune femme avec intensité.(…)

Elle s’approche en tachant de paraître tranquille, comme l’on ne montre pas sa peur à un fauve. Et parvient jusqu’à lui, sur la pointe des pieds pour ne pas abîmer sur les graviers les talons aiguilles des escarpins griffés, fournis pour accomplir sa mission.

Tiago Caldeira la toise sans un mot, un sourcil haussé, et Nina se dit qu’il est encore plus dangereusement beau que sur la photo qu’elle avait vue de lui.

Quand elle est face à lui, juste là, il y a comme un instant de flottement, d’indécision. (…)
Il croise les bras sur son torse et elle n’ose rien dire ni bouger. Le ténébreux sportif semble la juger avec sévérité.

– Je n’aime pas l’idée de mes agents, dit-il enfin en français teinté d’un accent latino.
Mais ils n’ont pas mal choisi la call girl…

Sur ces mots en suspens, il se tourne et entre dans la grande villa, laissant Nina le suivre si elle l’ose.

Oh le goujat ! Le mufle !

– Call Girl ? Il y a une ligne du contrat qu’il va falloir clarifier, rugit la française, toute émotion romantique envolée, à l’attention du magnifique malotru.

Elle pénètre à sa suite dans la luxueuse maison, d’un pas décidé et rageur.
Jouer le couple amoureux pour les trois prochains jours ne va pas être une mince affaire…

Alors, ça donne pas envie de savoir la suite ?!
J’ai moult projets pour  2015, mais une petite romance estivale de ce genre là serait sympathique à caser dans mon programme.
Connaissant mon éditrice, elle risque de beaucoup aimer l’idée. 

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