Six petites confidences

Noël 2014

Je souhaitais vous fabriquer une petite vidéo, du style « café entre amis » pour Noël, mais vu comme je tousse depuis une semaine, ça aurait été lamentable.
Nous ferons ça une prochaine fois. Je suis sure que ça peut être un exercice amusant.
Sans prétention, bien sûr… Je suis écrivain, pas blogueuse mode. Haha !

En guise de cadeau de noël, je propose de vous livrer de petits secrets de fabrication.
C’est plus un jeu qu’autre chose. Dans cette frénésie de pré-célébration, ça ne peut pas faire de mal.

Six détails que vous ignoriez peut être sur l’univers de « Cadavres Exquis », ses personnages et son auteure.
C’est parti !

 

1. Daphné est, à l’origine, le prénom de mon orchidée

C’est une phalaenopsis que j’ai depuis 11 ans.
Oui, je donne des prénoms à mes plantes domestiques. Et si je suis une fervente adepte du potager, je n’ai pas vraiment la main super verte. Du coup, dans la maison, il y a Marcus le Ficus et Daphné l’Orchidée. Pour la rime. Oui…
Daphné est vraiment particulière, je tiens à le noter. Cette petite est le genre super basique, élevée en serre sous intraveineuse d’engrais pour être vendue en fleurs pas chère dans une grande surface. Après cette floraison initiale, elle a mis 7 ans (sept !) à refleurir. J’ai eu le temps de déménager trois fois, et j’en avais oublié sa couleur. Cela étant dit, pour se rattraper, sa floraison a été magnifiquement longue.
Depuis, elle fleurit quand ça lui chante. Alors que les livres spécialisés parlent de deux fois par an. Elle non. C’est quand elle veut. Vous comprenez qu’elle a fort caractère!
J’ai eu d’autres orchidées après elle, qui fut la toute première. Mais elle est la seule à me survivre. Je crois qu’elle m’aime bien.
Quand je cherchais un prénom pour celle qui allait devenir ma nouvelle héroïne, j’avais envie de quelque chose de doux et floral. Qui ressemble à une petite princesse sophistiquée mais romantique. Et en regardant autour de moi pour trouver une idée, mes yeux sont tombés sur Daphné. C’était juste parfait!

 

2. J’ai des points de suspension tatoués sur la face intérieure du poignet droit

C’est frais de cette année, et directement lié à ma décision d’embrasser ma vocation d’auteure.
Vous imaginez la tête du tatoueur… « T’es sûre ? Tu veux pas un petit coeur aussi ou une étoile, je sais pas » . Quand je lui ai expliqué ma nouvelle carrière il m’a sourit. « Des petits points, pour une romancière, c’est logique…  » Ha !
Mon premier tatouage. Mon excitation et mon appréhension l’ont fait rire. Trois points. J’ai pas eu le temps d’avoir mal.
Chacun voit dans des points de suspension la signification qu’il veut. A mes yeux c’est beaucoup de choses à la fois. C’est l’écriture, le  » à suivre », c’est ce qui n’est pas dit, un murmure, un sous entendu.
Là où ils sont, sur ma peau, je les vois tout le temps. Quand j’écris avec mon stylo plume, quand je tape au clavier, en conduisant, en me maquillant, en vivant.
C’est pour que je n’oublie pas ce que je veux et qui je deviens. Et cela me soutient dans les rares moments de doute.
Si un jour je pense à abandonner le monde de l’écriture, ils seront là pour me dire  » Tu t’es faite tatouer pour rien?  »
Je les adore!

 

3. Le logo baiser est une véritable empreinte de ma bouche

Il faut savoir donner de sa personne ! J’ai donc embrassé une feuille blanche avec du rouge à lèvres Givenchy à plusieurs reprises pour choisir la meilleure marque, et la scanner, pour créer ce logo very personnel.
Il me suit depuis 2009, et sème désormais le trouble sur ma carte de visite.

 


4. « Cadavres Exquis » aurait pu s’intituler « Beauf Bourguignon »

Mon goût des jeux de mots n’est pas tenu secret.
Lorsque j’étais étudiante en cinéma, à Paris, je commençais à réfléchir à un scénario de polar. Une sombre affaire de disparitions sur fond de grande cuisine, ayant pour héros un journaliste raté et sa colocataire transsexuelle…
Gilles et Gwen. Exactement ! Ces deux là sont avec moi depuis quinze ans.
Quand j’ai pris la décision, après avoir écrit la nouvelle « Miss Exquise » (à paraître en 2015), de faire une suite sous forme de roman, j’ai eu envie d’y intégrer mes vieux personnages. Et cet ancien projet de moyen métrage pouvait servir aussi de base pour l’intrigue !
Je suis une écolo de l’écriture. Je recycle.
Ce patchwork m’a inspiré ce nouveau titre. Car ce sont des bouts d’idées, et de personnages, de mes différentes expériences d’auteure que je mélange dans cette nouvelle histoire. Un cadavre exquis est écrit à plusieurs mains. Ici, c’est simplement plusieurs fois la mienne.

 

5. J’ai rencontré le sosie de Daphné

Si avant j’avais besoin d’un support visuel (comédiens, modèles, chanteurs…) pour m’inspirer mes personnages, Mademoiselle Exquise est ma première héroïne créée à main levée. De toutes pièces dans mon propre imaginaire.
Or en février de cette année, soit quelques trois ans après la « naissance » de ma Daphné, j’ai rencontré son incarnation réelle.
C’était à l’atelier Porte Jarretelles de la marque de bas de luxe Cervin, à Montpellier. J’étais invitée, et Mutine FW (car c’est son pseudo de travail) fut l’un des modèles venus présenter les produits.
Ses formes féminines presque ingénues, sa silhouette menue et harmonieuse, sa relative petite taille, la forme de son beau visage, son sourire, le délié de ses mains fines, sa longue chevelure, son aura espiègle… la ressemblance avec l’image que je me faisais de mon personnage était troublante !
Avouons que la voir évoluer en lingerie et bas couture, parée d’un sautoir de perles et de talons aiguilles, a forcément aidé à cette belle confusion.
En plus, la demoiselle est très sympathique. Nous sommes entrées en contact via facebook, depuis.
Mutine Foxy Wood, par Stéphane Perruchon pour Cervin Paris  Mutine Foxy Wood, par Stéphane Perruchon pour Cervin Paris

 

6. Numéro Six

C’est le « vrai » nom de l’un de mes personnages. Littéralement, oui.
Vous l’apprendrez bientôt dans le roman, si vous n’avez pas encore deviné de qui il s’agit.
Nous avons tous nos petites marottes, et dans mon cas, souvent, ce sont des multiples de 3. Trois, six et neuf, pour être plus précise.
Le chapitre de virage de mon roman est le numéro 6. Vous voyez.
J’ai trois petits points tatoués. Même idée aussi…
Pour moi c’est tellement logique, que j’ignore comment vous l’expliquer.
N°6 , est aussi un clin d’œil à un auteur avec qui j’ai eu le plaisir d’écrire dans le passé.
Et franchement, je trouve que ça lui va super bien, comme nom, à ce perso.

4 Replies to “Six petites confidences”

  1. C’est chouette ces petites confidences ! Passes de bonnes fêtes de Noël 🙂

  2. Merci Sweety !
    Pareil pour toi ♥

  3. Oh je viens de tomber par le plus grand des hasards sur ton « 5. » je ne savais pas que tu avais vu en moi l’incarnation de ton personnage, Daphnée. J’aimerai que tu me parles d’elle, ça m’interesse beaucoup de me dire que j’incarne un personnage tout droit sorti de ton imagination.
    Ton poste ne date pas de si longtemps que ça, alors j’espère une réponse 🙂

    Je te laisse mon mail et te dis a trés vite.. mutinefw_at_gmail.com

  4. Mutine ! 🙂
    Bienvenue sur mon petit blog.

    Te souviens tu de moi ? La brunette habillée en robe pin-up 50’s rouge à pois noirs. Je ressemblais à une coccinelle lorsque nous nous sommes rencontrées l’an dernier. Haha !

    Je t’envoie un petit mail tout de suite pour te parler de Daphné.
    J’imagine comme il peut être amusant et étonnant d’apprendre que l’on incarne un personnage de fiction dans l’esprit d’un auteur…

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