Paris en menus plaisirs

Audrey Tautou dans "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain"

Mon escapade parisienne racontée par petites touches.
Des choses simples que j’ai vues, vécues et entendues. 


 » Ne t’inquiète pas Papa, je ne risque rien, j’ai un look de grand mère ! « 

– Désolé Mademoiselle, mais ça ne va pas être possible. A 13h c’est pour manger.
– Vous voulez dire que pour boire un café, à Paris-même, je dois me rabattre sur un Mcdo ?
– Mais non, il y a Starbucks !

Partager sa table avec un commandant de police à la retraite, devenu heureux poète.
– Vous êtes professeure, n’est ce pas ? Vous avez l’air d’une prof de lettres.
– Haha ! non. C’est à cause des lunettes. Mais quand vous saurez quel est mon métier, vous trouverez ça évident.

Extrait d’une poésie de ce monsieur,  écrite de mémoire sur une serviette en papier, pour m’être donnée en souvenir.

 » Il a stoppé station néant
Est ce parce que trop fainéant ?
Ou est ce la faute de son étoile
Incapable de tisser sa toile ? « 

« Oh que vous avez un beau chapeau ! » entendu au moins dix fois en trois jours.
De l’importance de l’accessoire…

Les repaires dans le métro.
Apres 15 ans d’absence, et c’est comme si c’était hier.
S’étonner de la petitesse du ticket, et penser épilation.

Des étagères et des étagères de livres d’amour sur tous les murs des bureaux de ma maison d’édition !

Marcher, marcher et encore marcher. 
Entre deux stations, entre deux endroits, entre deux envies.
C’est fou les kilomètres de pavés que mes bottes à talons peuvent endurer.

Rester interloquée devant un bouquet de roses blanches abandonnées dans une poubelle transparente. 
Mais qu’a t-il bien pu se produire pour que ces fleurs en arrivent là ?

Boire un mojito à la mangue avec un docteur ès robotique et un astrophysicien, n’est pas donné à tout le monde.

« Un verre de chardonnay et des frites s’il vous plait. »

Le charmant barman d’un bar branché, à la clientèle de jeunes cadres costumes-cravates, porte une superbe bouille de marin d’eau douce. Bretelles, barbe, t-shirt « Marine nationale » et regard en coin.

Sourire aux femmes qui se maquillent dans le RER à 8h du matin.
Se mettre du rouge à lèvres dans ces conditions, c’est aimer vivre dangereusement!

Se sentir proche de gens que je rencontre pour la toute première fois.
Une affaire de longueur d’ondes. Et de mots communs autour d’une énergie positive.

 » I am now friend with Simone de Beauvoir  » ou  » Last night an author saved my life  » disent des badges qui m’ont été offerts.

Savourer un recueil de nouvelles de Marie Desplechin, et me régaler de tournures de phrases qui ne m’appartiennent pas.

 » Mais comment fais tu pour manger des moules avec tant de délicatesse ? « 

Retrouver des copains d’enfance, et des émotions d’adolescente…

Sur les dernières stations de métro avant le train, écouter un vieux monsieur jouer des airs clichés parisiens à l’accordéon. Et adorer ça. Vraiment.