Kimiko, chien d’écrivain

"Skirting the issue" par Gil Elvgren

Le monde se divise en deux catégories d’êtres humains (enfin à peu près…) :
Les amoureux des chats et les amoureux des chiens.

Moi, je suis définitivement une CatLover comme disent si bien les anglophones.
Rien que de regarder mon chat favori, mon petit chouchou d’Hikaru, dormir de tout son saoul sur mon édredon -et y coller plein de poils blancs au passage-, mon cœur fond d’amour.

Il n’empêche, quand Junna Kimiko, bébé chienne de deux mois, est entrée dans ma vie l’an dernier, je n’aurais jamais pu deviner qu’elle deviendrait un outil si précieux pour mon travail de romancière…


Kimiko, mi juillet 2014Croisée Montagne des Pyrénées et Border Collie, cette adorable boule de poils de 7 kilos n’est pas restée petite longtemps.

Tout le monde voit à quoi ressemble un Montagne des Pyrénées ? On appelle ça un Patou dans le Sud. Ça protège les troupeaux contre les ours et les loups. Hum, Belle de « Belle et Sébastien » ? bah voilà.
Quant au Border, c’est le chien de berger noir et blanc.

On m’a prévenue, la bête va être immense. En théorie, taille adulte elle pèsera entre 55 et 60 kilos. Je ne suis pas déçue du voyage ! 

Mais vous ne voyez pas encore le rapport avec l’écriture. J’y viens.

Partons déjà de la célèbre maxime Antique : Mens Sana in Corpore Sano.
Un esprit sain dans un corps sain.
C’est un principe auquel je crois vraiment, et très profondément, de tout mon petit organisme d’aujourd’hui.
Je n’ai pas toujours été écrivain, et je n’ai pas toujours été mince… 
Une chose est certaine, être à l’aise dans ma peau et dans mes mouvements, va de paire avec mon intellect pétillant (oui, j’ai le droit de me balancer des fleurs) et mon imagination débordante.
Donc plus je bouge my body, plus je suis créative.

Et qu’est ce qu’on doit faire avec un chien plusieurs fois par jour ?
Quitter son clavier, ses recherches, ses correspondances et son stylo pour se lever du bureau et aller le promener !

Je pratique déjà des activités saines et sportives « soft » de façon régulière. Comme le jardinage, le yoga et le tango argentin.
Seulement la marche se révèle être un exercice formidable pour le cerveau.
Kimiko grandissant, nous partons en balade plus longtemps. Ainsi, dans les bois et la garrigue derrière chez moi, il peut m’arriver de partir deux heures. Seule au monde. Protégée par ma chienne.
Croyez bien qu’avec un fauve de sa taille (35 kilos à 9 mois seulement) je me sente en toute sécurité.

Quand on est romancier, on passe beaucoup de temps assis. A ne bouger qu’avec notre esprit, dans les méandres de notre inspiration.
Alors si l’on ne fait que ça… on finit énorme et ankylosé !
Marcher, prendre l’air, rafraîchit l’esprit. L’énergie circule dans chaque recoin du corps, et ça donne la pêche. Je rentre après, me pose au clavier, et tous les mots me viennent plus facilement.
Il y a un processus mystérieux qui se met en route lorsque l’on marche… Les pensées deviennent plus libres et plus claires. Comme si le fait d’accomplir le geste simple de nous déplacer sur nos pieds libérait quelque chose du fil de nos pensées.
Mes plus brillantes idées me viennent en promenade.
Mes plus sexy, en faisant le ménage. Aucun rapport, mais allez comprendre !

Me voilà au constat étonnant de me dire que Kimiko est nécessaire à mon écriture.
Sans elle, je n’aurais ni pensé ni osé aller crapahuter seule dans la campagne rocailleuse autour de ma maison. Sans mes heures quotidiennes avec elle, à ramasser du petit bois pour le feu ou du thym pour les grillades, je n’avancerais sans doute pas aussi vite sur mes projets de romans.

Cette chérie est obéissante et magnifique en plus, ce qui ne gâche rien. 

Je ne suis peut être pas encore tout à fait une femme à chien, mais Kimiko est définitivement un superbe chien d’écrivain.

5 Replies to “Kimiko, chien d’écrivain”

  1. Moi c’est pareil Julie ! Mes meilleures idées me viennent en marchant. 😉

    PS : Pourquoi tes fidèles compagnons ont des noms japonais ? (Tu sais pourquoi je te pose la question…)

  2. Haha ! Je me doutais que je n’étais pas la seule. Surtout venant d’un homme et auteur zen comme toi, Jean-Philippe, cela ne m’étonne pas.

    Pour répondre à ta question concernant mes petites bêtes (et oui, je sais pourquoi ça t’intrigue), c’est une « tradition » qui s’est installée entre mon conjoint et moi. Nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d’années sur un Tchat de Japanimation et manga. Notre passion de jeunesse commune. Depuis, nos animaux portent des prénoms japonais.
    Ayumi & Hikaru, nos chats
    Kimiko, notre chienne.
    😉

  3. Ne me dis pas que vous avez trinqué sur Les gouttes de Dieu ? (神の雫)… 😉

  4. Oulala, non !
    Note, c’est autrement plus « glamour » que DragonBall ou Naruto. One piece, Hikaru no go, Chobits, Fruits Basket et compagnie.
    Et aujourd’hui, ce sont mes filles qui lisent des mangas ♥

  5. Ah oui, du solide ! One piece franchit toutes le générations mais je me souviens que je n’avais pas accroché sur Hikaru no go. Tiens, je vais le relire pour voir !

    Avec le temps, mes goûts ont changé. Maintenant (eh oui, j’en lis encore), je suis plus Cesare ou tout ce que fait Taniguchi. 😉

Laisser un commentaire