Opération Khéops de Guillaume Richez

 

Aujourd’hui, c’est note de lecture.
Et copinage !

Autant l’avouer tout de suite : je ne suis pas certaine de parvenir à être objective.

L’univers des auteurs (amateurs et professionnels débutants) est encore plus impitoyable que Dallas. Alors quand vous trouvez des alliés, des amis, des gens qui écrivent avec la même dynamique que vous et dans des styles que vous admirez, et bien vous les chérissez.
Et Guillaume, je l’adore ! ♥

Mais je vais vous donner mon ressenti sincère sur son premier roman
« Opération Khéops ».
Et vous présenter l’auteur  par la même occasion.

+ Bonus !
Guillaume Richez répond à trois petites questions à la fin.

Guillaume et moi nous sommes connus via la communauté WeLoveWords dont je vous ai souvent parlé.
Il en est membre depuis longtemps, et a remporté un concours important organisé en 2011 en partenariat avec les éditions J’ai Lu, qui lui a valu la parution de son premier roman.

« Faites l’amour et la guerre » . L’idée était de faire un SAS au féminin.
Et voici le pitch du concours :

Depuis 1965, ils sont nombreux les garçons que la lecture des aventures de l’espion Malko Linge, macho malin fort et sexy, a stimulés. Cachés dans les bibliothèques bourgeoises, acquis par leur père, les SAS finissaient toujours par montrer le bout d’une fesse et d’une arme avec leur couverture zébrée des trois lettres magiques, plus fascinantes que les cinq de Zorro.

Mais, en 2011, le monde de Malko Linge a changé…de position.
Les femmes ont gagné le pouvoir qu’avait pleinement le héros de SAS. 

Alors, bien que l’agent secret soit insubmersible et inoxydable, disons que la CIA l’a viré. Pour le remplacer par une femme. Ici, Son Altesse est une femme, et elle est Sexyssime.

Repeignez SAS en rose, montrez le pouvoir et les dessous d’une héroïne, relevez le défi.

Figurez-vous une héroïne de chair et de feu et écrivez le premier volume de ses aventures.

 

Ainsi est née Kate Moore !

4ème de couverture :
Egypte, janvier 2011 : un cyberdissident est enlevé par des hommes cagoulés. De son côté, la CIA met tout en œuvre pour précipiter le départ du président égyptien. Retrouver le cyberdissident pour le faire témoigner devient alors une priorité. La solution? Kathryn Elizabeth Moore.
Un mètre soixante-dix de grâce pour cinquante-quatre kilos de muscles. Malgré sa grande connaissance des arts martiaux, cet agent préfère parfois utiliser des méthodes d’interrogatoire très très personnelles… et plutôt convaincantes ! Croyez-le ou non : du krav-maga au Kama sutra, il n’y a qu’un pas !

Les choses sont claires, c’est un roman d’espionnage – érotique, pour public (féminin?) averti. J’aime assez l’idée !

Guillaume m’a gentiment offert l’un de ses derniers exemplaires d’auteur, et me l’a dédicacé, ce qui me touche encore plus.
Je l’ai donc lu avec grand intérêt, et l’oeil critique et admiratif d’une jeune romancière.

 

Mon avis :

J’ai adoré tout ce qui était de l’ordre du roman d’espionnage, mais eu plus de mal avec certaines scènes  érotiques.

Parceque voilà : le roman est bon!
Le scénario est solide, les noeuds dramatiques passionnants, l’action soutenue, l’univers d’espionnage et de politique extrêmement fouillés, les méchants excellents (et c’est primordial !)…
C’est très, très documenté ! Moi je m’y suis vue, au Caire, avec les dissidents, les rues, les gens, les courses-poursuites…
Tout ça est vraiment palpitant !

Et la plume de l’auteur est précise.
J’ai eu tendance à trouver, de prime abord, que c’était parfois un peu trop précis.
Comme quand il détaille la composition exacte d’un vêtement, ou la position d’un pied au millimètre près juste avant une scène de combat. Idem pour le sexe…
C’est visuel, et cela m’a semblé être un défaut, mais après réflexion, j’ai trouvé cela intéressant. C’est un style, et Guillaume aime la précision. A nous, lecteur, de nous laisser séduire. Comme l’on s’habitue au trait particulier d’un peintre.

Si je ne me suis pas attachée à l’héroïne avant la grosse scène d’action finale du livre, j’ai eu un très sérieux coup de coeur pour beaucoup des autres personnages.
Les méchants. Atroces, atroces ! Mais tellement réussis.
Les différents protagonistes des services secrets. Avec mention spéciale pour l’écossais.

Et surtout…l’agent Michael Giuliano.
Oh alors lui, dès son apparition au chapitre deux, je suis tombée sous son charme !
Amour qui ne s’est pas démenti tout au long du livre, y compris dans des scènes limites pornographiques (au pied des pyramides!), jusqu’au bout du bout du bouquin. Même au dernier paragraphe, je l’aimais encore. Peut être même davantage…
Vous me direz, un beau quadragénaire avec un peu de charisme, quelques faiblesses, juste la bonne dose de virilité, de mauvais caractère, d’intelligence et d’humour, qui en plus est de la CIA, il a vraiment tout pour me plaire !
Je vous ai déjà avoué mon faible pour les agents secrets? Bah voilà.

Il est clair que le pari était de ponctuer l’action du livre de scènes de sexe. Et la cadence est donc respectée. Mais outre le fait que le champ lexical est parfois trop cru pour moi (je suis un peu délicate en la matière), j’ai eu la sensation que les séquences érotiques n’étaient pas toutes justifiées. Mais c’est une déformation de lectrice romantique. Le roman affiche sa couleur.

En bref, malgré mes rougissements prudes à certaines scènes, ce livre m’a plu. Il y a tellement de bonnes choses dedans que je trépigne à l’idée de lire le prochain ouvrage de Guillaume.
Les premiers romans sont comme les premières fois, parfois… Mais cela n’ôte pas l’envie de recommencer ♥

Bonus !

Pour finir cette note, trois questions posées à l’auteur. C’est lui qui l’a proposé !

Moi : Ecrire un SAS au féminin, quel défi ! Comment as-tu vécu l’exercice ?

Guillaume : C’était une expérience très intéressante. Le projet été lancé par deux femmes exceptionnelles qui m’ont donné ma chance, Sophie Blandinières et Florence Lottin, mon éditrice.
Je n’avais jamais lu un seul SAS. J’ai donc commencé par en lire 3 ou 4 pour voir ce que c’était. Je dois avouer que j’ai été assez surpris. C’était assez prenant en fait. Je comprends le succès de cette série.
Florence et Sophie voulaient que l’on crée un SAS au féminin. L’idée était que j’écrive le premier volume de ce qui aurait pu devenir une série de romans. Il me fallait donc inventer un personnage d’héroïne sexy. Je l’ai choisie jeune en me disant qu’elle pourrait ainsi vivre de longues aventures. Pour l’instant les aventures de Kate Moore ne comptent qu’un seul roman…

Moi : Je sais que tu es très secret sur tes projets… et je sais aussi que tu travailles sur une nouvelle histoire d’espionnage…
Sois mignon, donne nous quelques infos sur ce nouveau roman pour nous faire patienter !
S’il te plait ? *battements de cils*

Guillaume : Je n’aime effectivement pas parler de mon travail en cours. D’ailleurs même le dossier sur mon ordinateur a un nom de code… Tout ce que je veux bien en dire c’est qu’il s’agit d’un roman d’espionnage plus classique qu’Opération Khéops. Pas d’érotisme cette fois. Il y a aussi plus de personnages. L’action se déroule simultanément en Chine continentale et à Washington DC. Et il y aura aussi des scènes de combats aériens entre des F-22 américains et des avions de chasse chinois… Le reste est top secret !

Moi : Et rien à voir, mais tu es un esthète qui en a semé plein ton premier livre alors je me permets : tes accessoires féminins favoris ?

Guillaume : C’est vrai qu’en travaillant sur Opération Khéops pour le personnage de Kate Moore j’ai été amené à faire beaucoup de recherches sur la mode. Mon dossier contient des photographies de coiffures, robes, maquillage, escarpins, lingerie…
Sans vouloir faire de la publicité, il faut bien reconnaître qu’une paire d’escarpins Louboutin et de la lingerie Agent provocateur (une ligne très sexy tout en restant très élégante) sont de véritables armes de séduction massive !

Nous sommes bien d’accord sur ce dernier point !
Il me tarde de découvrir son prochain roman de pur espionnage, et je remercie encore very affectueusement Guillaume de m’avoir offert « Opération Khéops » et de s’être prêté au jeu des petites questions.

Son premier roman est encore dégotable sur les plateformes de librairies en ligne, dans l’attente, peut etre, d’une future réimpression ou publication numérique.

One Reply to “Opération Khéops de Guillaume Richez”

  1. Très intéressant d’avoir ton avis sur tes lectures ! Ce roman me semble très original, loin des sentiers battus… Je me laisserai peut-être tenter quand j’aurai un peu abaissé ma PAL. 😉

Les commentaires sont clos.