La Panthère Noire en cinq langues !

« Traduite en cinq langues »

Avouez que c’est une jolie ligne à ajouter au curriculum vitae de mon roman.

Ma série pompiers, La Love Compagnie, a été ma première expérience de traduction. À l’époque j’étais en auto-édition et j’avais été approchée par Anne, de DeliciousWords, traductrice et éditrice free-lance allemande. C’était très excitant ! Nous avons signé ensuite ensemble pour les Petites Nouvelles Mutines et pour La Panthère Noire.

C’est par son biais que je suis arrivée sur Babelcube. Il s’agit d’une plate-forme qui met en relation des traducteurs et des auteurs autoédités ou des petits éditeurs. C’est intéressant pour les deux parties dans différentes langues d’ailleurs, parce que ça permet à des traducteurs débutants, mais compétents, de se lancer dans d’autres types de traductions et ça permet à des auteurs indépendants de trouver un nouveau lectorat. Je n’avais jamais entendu parler de cette plateforme. Quand Anne m’a donné le lien j’ai tout de suite perçu l’éventail incroyable des possibilités.

Non seulement Babelcube met en contact des traducteurs et des éditeurs, mais en plus il s’occupe de la distribution et ça, voyez-vous, c’est énorme ! Pas besoin d’avancer les frais traduction puisque le traducteur est payé sur les ventes des ebooks traduits, directement par Babelcube. C’est une histoire de répartition des droits d’auteur et je trouve ça super intelligent et très pratique.

Ni une ni deux je présentais mon livre La Panthère Noire  avec la couverture, sa quatrième de couv, la présentation de l’auteur et tout ce qu’il faut, et je commençais à chercher de potentiels traducteurs.

J’espérais surtout le traduire en anglais, je vous le cache pas, mais l’espagnol et l’italien me tentaient bien.
Ça a commencé par la traduction italienne d’ailleurs. Une étudiante en langues, italienne de surcroît, m’a proposé de traduire mon roman.
Babelcube est bien fait, avant de signer le moindre contrat de traduction on fait des tests sur quelques pages. Et Charlotte Hams était très appliquée dans son travail.
Elle a lu ma Panthère, elle a adoré bien sûr. Puis elle a commencé à travailler dessus tout en m’envoyant régulièrement des messages pour avoir quelques précisions de langage. J’ai particulièrement apprécié cette démarche et ce travail d’équipe. Quand sa copie finale est arrivée c’était juste magnifique !

Je ne parle pas italien mais je comprends plutôt bien l’espagnol, et comme les langues sont assez proches j’ai pu relire avec plaisir sa traduction. C’est tout de même une sensation très particulière que de lire son propre roman dans une autre langue ! C’est un peu comme le redécouvrir. Ça donne d’ailleurs un peu l’impression qu’il a été écrit par quelqu’un d’autre. Et pourtant je vous assure que la version de Charlotte est extrêmement fidèle à la mienne.

 

Faire traduire son roman, quand on est indépendant, c’est aussi se poser de nouvelles questions. Le titre ? La couverture ? Le marketing, la promotion ?

Pour le titre j’ai fait confiance à mes traductrices à chaque fois. Le public ne réagit pas pareil au titre d’un pays à l’autre. Ainsi La Panthère Noire devient « La Pantera« . C’est sexy non ?

Pour la couverture j’ai gardé l’originale, on ne change pas une équipe qui gagne. J’ai juste adapté avec le titre.

La mise en page, par contre, m’a demandé quelques jours de recherches pour étudier les normes de l’édition italienne. Bah oui, ne serait-ce que les dialogues déjà, on ne les met pas en page de la même manière en fonction de la langue. Chose qui me demandera encore plus de travail pour la version espagnole et la traduction anglaise !

L’e-book italien prêt, c’est comme si j’avais écrit un nouveau roman et que je ne publiais. Charlotte et moi étions au comble de la fierté !
Babelcube a fait le reste, l’installant sur toutes les plates-formes en ligne étrangères.

En même temps j’ai été contactée par Monica. Traductrice professionnelle espagnole habituée au travail institutionnel. Babel cube lui permettait de s’essayer à la traduction de romans et ma panthère lui avait tapé dans l’œil.
Monica a été fantastique ! Sa traduction est si bonne, si chauuuuuude « Caliente ! », que l’on peut parler d’adaptation ! J’ai absolument adoré lire mon roman en espagnol. À noter que ça rend les scènes érotiques encore plus érotiques. Mrrrrrr !
La Pantera sévissait de nouveau.

J’ai démarché Sophie pour la traduction anglo-saxonne. Elle aussi s’aventurait dans le roman alors qu’elle a l’habitude de traduire des documents d’entreprise. Et là encore l’expérience fut incroyable. Je lis volontiers en anglais, mon niveau oral est aussi relativement correct. Mais quand je lis de l’anglais, ce sont plutôt des textes récents type NewRomance par exemple, avec des codes donc différents en terme de narration et de tournures de phrases. Mais là, rien à voir ! Sophie ne lit pas de NewRomance, elle ne lit même pas de romance du tout. Du coup, elle a traduit le livre de façon très littéraire. Encore plus que Monica et la version espagnole.
Nous nous sommes mises d’accord sur des adaptations, notamment concernant le temps de narration. Ainsi tout le livre se trouve écrit au passé. Les tournures de phrases s’en trouvent forcément changées. Mais le niveau de langue de Sophie a apporté un vrai plus à cette traduction. Le résultat m’a paru aussi incroyable que si j’avais vu l’histoire que j’avais écrite adaptée au cinéma.

Pour cette dernière traduction nous avons changé le titre. c’était vraiment délicat parce que The Black Panther faisait trop référence à Marvel. Et puis tout ce qui a trait aux félins pour les femmes n’est pas forcément bien vu, parce que trop connoté, chez les lectrices américaines. On a brainstormé ensemble, Sophie, moi et nos hommes. C’est son chéri qui a trouvé le titre qui l’a emporté. Et c’est comme ça que La Panthère Noire s’appelle « Agent Eve » en anglais.

Une fois cette troisième traduction en ligne, j’étais rodée.

Il me manque à mettre en page la traduction portugaise, que je n’avais pas prévue, réalisé par Maria, une débutante motivée. Il faut dire qu’il en faut de la motivation pour traduire certaines scènes piquantes du roman !

Quant à la traduction allemande, elle est en cours, aux bons soins de mon éditrice Anne, qui a fait des merveilles avec La Love compagnie.

Tout ça a été réalisé en quelques mois, et les traductions en ligne trouvent déjà leur lectorat. J’ai même eu le plaisir de faire lire mon roman en anglais à des icônes de la romance que j’avais rencontrées au Festival du Roman Féminin au mois de mai : Teresa Hill, Karen Hawkins et Cara Connelly. Quel bonheur ! Et quelle chance ! J’attends leur avis avec excitation.

Je n’ai pas prévu de faire un nouveau roman en autoédition, mais comme je ne ferme pas la porte à cette option, je me dis que si cela arrive je suis parfaitement au point pour conquérir le monde. 😉

 

La Pantera (italiano) Charlotte H
La Pantera (español), Monica Sireus
Agent Eve, Sophie Elizabeth Murten
A Pantera Negra, Maria João Marques Soares